Ophelia Derely a étudié à St Luc à Tournai et aux beaux-arts avant de se former aux cuissons bois et à la céramique. Installée à côté de la Borne, elle y travaille depuis 20 ans. Entre sculptures et utilitaire, son terrain de jeux est surprenant et vivant.Son utilitaire est tourné, déformé et remodelé frais. Émaillé et surémaillé parfois, il est cuit au gaz pour la réduction. Ses sculptures sont des têtes aux yeux troués plein d’humanité et de profondeur. Elle y cherche un absolu de l’être. L’intensité émotionnelle, la captation des origines, la trace du soi profond. Elle questionne l’esthétique en déformant les crânes et les visages ou au contraire en les modelant tels des êtres sauvage et vifs. Expression de l’âme, du vivant, question existentielle. Elles sont cuites au bois dans de longues cuissons pour obtenir des matières que seul le feu peut offrir. Le corps entre en mouvement et il sue, se fatigue et se fend de rides face à la chaleur intense et le temps qui s’étire.C’est ça sa vie. Être.


